23.11.2009

Séquence humour

"La mise en projet doit s'appréhender comme une clef de voute transdisciplinaire en amont d'un cheminement transversal de l'apprenant de sa culture propre à la culture bourgeoise (et non l'inverse, comme le faisait l'éducation totalitaire du siècle dernier)...

 La pratique auto-reflexive doit devenir une courroie de transmission intra et extra-scolaire inséparable de la mise en oeuvre du projet de l'élève au centre du système."

Non , non , je n'ai pas repris une formation à l'IUFM . J'ai juste utilisé le Générateur de Vérités Néo-Pédagogiques Définitives.

 Mais ne comptez pas sur moi pour me moquer de super-pédago comme ici : http://super-pedago.blogspot.com/

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Violences scolaires : encore des chiffres

La Fédération des Autonomes de solidarité laïques était au Salon européen de l'éducation, et elle a donné à cette occasion ses mesures de la violence scolaire. Elles ne sont pas fondées, comme celles du ministère, sur les déclarations des chefs d'établissement, mais sur les dossiers que constituent les personnels de l'enseignement public en cas d'accident ou d'agression.

 Sur l'année scolaire écoulée, 2 744 dossiers ont eu une suite juridique, 1 524 ont été réglés à l'amiable. Près de 1 200 dossiers ayant eu une suite juridique ont pour origine des insultes ou des menaces, prononcées dans 30% des cas par un élève ou un ancien élève, dans 63% des cas par un parent. Viennent ensuite 711 cas de diffamation (23% du total), émanant dans 61% des cas de la famille d'un élève. Ces deux premières catégories de dossiers concernent surtout les personnels d'écoles élémentaires.

217 "agressions physiques graves" sont recensées, ainsi que 173 "agressions physiques légères". Dans les deux tiers des cas, elles impliquent des élèves ou anciens élèves, et dans un quart des cas, de parents. Les autonomes relèvent encore 235 cas de "harcèlement moral" (dans 66 cas, la hiérarchie est en cause), 104 dégradations de biens et 62 "préjudices informatiques", c'est-à-dire mises en cause sur un blog ou sur facebook. Sont également signalées 32 affaires de moeurs (une vingtaine à l'école maternelle ou élémentaire).

La fédération ne dit pas si tous les plaignants ont vu la Justice reconnaître les faits dénoncés, ni ne donne d'éléments de comparaison par rapport à l'année scolaire 2008-2009.

Source : ToutEduc

C'est arrivé près de chez vous !

  Une classe de terminale STG revendique le droit de ne pas travailler et menace l'enseignante qui s'obstine à les aider à avoir le bac…

"Dallas , ton univers impitoyaââble " ? Ben non ce n'est pas le synopsis d'une série américaine , celà se passe près de chez vous , à Paris .

Vous voulez en savoir plus ? Tenez je vous propose de lire quelques extraits d'une lettre écrite par de "pauvres" élèves  à qui l'on demande de travailler pour "mériter " le bac :

"Nous voulons vous faire comprendre qu’avec votre attitude négative envers la classe,  vous perdez énormément de temps à faire des remarques désobligeante afin d’essayer de nous remettre désespérément à l’écoute du cours" écrivent les élèves d'une terminale STG du lycée Lurçat de Paris. "Il est vrai que beaucoup d’entre nous se laisse distraire pendant les cours, par des accessoires électroniques, par nos camarades ou autres. Mais ce genre de situation se produit partout dans la vie quotidienne. Nous pensons que vous nous prenez trop au sérieux en nous engueulant à chaque distraction, et cela  engendre des réactions négatives de la part de certains d’entre nous".

 

Non , non , vous ne rêvez pas .Pire encore que ces remarques déplacées ,ces jeunes élèves concluent leur lettre par des menaces et des insultes. "Nous vous conseillons par conséquent de procéder à un changement d’attitude, et de cesser de faire des remarques à chaque fois que l’on à un téléphone entre les mains car cela est  une perte de temps. Si vous persistez avec cette même attitude envers la classe, le problème va persévérer encore et encore, et chaque lundi vous allez subir votre peine". Ils invitent en fin de lettre leur enseignante à "aller se faire…" et annoncent "la guerre chaque lundi". 

 

Faut dire qu'auparavant les élèves avaient demandé au proviseur, évidemment en vain, un autre professeur qui cesse de les forcer à écouter le contenu du cours . Suite à cette lettre, les enseignants du lycée ont fait grève le 20 novembre et se tournent vers le recteur. On attend maintenant sa réaction.Et on aimerait qu'elle soit à la hauteur de la gravité des faits .

 

Une révolte collective de ce type est rarement exprimée de façon aussi claire. Pour autant elle ne manque pas de précédents historiques (par exemple la révolte des lycées à la fin du 19ème siècle)   ou actuels. Les spécialistes de la violence scolaire ont souligné la montée de cette violence contre l'institution scolaire particulièrement chez les garçons. "L'autre évolution sur laquelle il faut insister c'est la montée de la violence anti-scolaire" écrivait Eric Debarbieux dans le Café Pédagogique en mars 2006. "C'est une forme de délinquance d'exclusion très préoccupante. Quand on a des agressions d'enseignants on est souvent dans cette forme de violence".

Source : le Café Pédagogique